La réparation de gouttières au Havre commence par un diagnostic de la ligne d’évacuation, depuis le débord de toit jusqu’au regard. L’artisan observe les traces de fuite d’eau, contrôle la pente, met les crochets en charge sans les forcer et repère les zones déformées par les rafales maritimes. Sur une gouttière havraise en zinc, une soudure à l’étain fissurée ne se traite pas comme un emboîtement de PVC ou un raccord d’aluminium. Le support est nettoyé et séché avant toute reprise. La partie altérée est ensuite décapée, ressoudée ou remplacée selon son épaisseur résiduelle. L’air salin et l’humidité de bord de mer accélèrent la corrosion autour des naissances, des talons et des anciens assemblages. Un simple mastic posé sur un métal oxydé masquerait le défaut sans rendre l’étanchéité durable. Le diagnostic vérifie donc aussi l’origine de l’effort : crochet desserré, pente inversée, dilatation bloquée ou descente obstruée. La dilatation du zinc atteint 0,022 mm par mètre et par degré, un jeu qui doit rester libre selon le Ministère de la Culture. Cette lecture technique permet de réparer la cause, pas seulement la marque visible sur la façade.